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TECHNIQUES PHOSPHENIQUES

LA TÉLÉPATHIE PHOSPHÉNIQUE

L’étude des phosphènes permet de connaître les lois des pensées. Cette étude nous fait comprendre que la pensée est une énergie.

Lorsque l’on met cette énergie en mouvement, il nous est possible de mieux utiliser les capacités de notre cerveau et d’obtenir des résultats inespérés et rapides quant au développement des facultés de perception supranormale qui vont très vite faire partie de notre vie quotidienne, vu la facilité avec laquelle on peut les produire à partir des techniques phosphéniques.

La télépathie, au sens où on l’entend habituellement, a essentiellement un but de démonstration spectaculaire. Vu, semble-t-il, les difficultés qu’ont les télépathes pour obtenir des résultats corrects qui ne soient pas controversés, cela n’ouvre pas de débouché pour une utilisation pratique de la télépathie. Dès lors, elle reste enfermée dans le cadre des phénomènes qu’il est curieux de constater et ne trouve à s’exprimer que dans les cercles de famille et entre amis, ce qui est bien dommage, malgré le fait qu’elle soit étudiée d’une façon marginale dans des centres de parapsychologie. Ouvrons une parenthèse pour dire que si les travaux du Professeur RHINE sur la télépathie et sur laquelle il a accumulé une foule de statistiques n’ont jamais convaincu personne, si ce n’est ceux qui l’étaient déjà, cela doit probablement provenir du fait qu’il serait intéressant de savoir dans quelle mesure le phosphène a joué un rôle lorsqu’il a été vérifié effectivement un cas de télépathie.
En effet, il ne peut être exclu que, par exemple, un expérimentateur ayant un besoin urgent et naturel à satisfaire fixe insidemment un éclairage dans les toilettes, se retrouve donc avec un phosphène et, revenu sur le lieu de travail, on observera, durant un certain temps, des résultats télépathiques. On dira alors que la petite pause lui aura fait du bien. Voilà pourquoi certains s’ingénient à décréter que ce phénomène n’existe pas et il serait plus intéressant de recommencer toutes les expériences, mais avec utilisation systématique du phosphène comme amplificateur de pensée. Ainsi, une bonne fois pour toutes, on saura si la télépathie existe bel et bien.

Mais la télépathie phosphénique, ou télépathie initiatique, se définit tout autrement. Lorsque l’on a développé en soi la pensée rythmée, notamment par les exercices de balancement, il est aisé de la transmettre à autrui. Cette transmission est déjà un phénomène télépathique, mais ce n’est que la première pierre qui ouvre un large champ de découvertes et d’expérimentations.

Découvertes, car, en général, les gens ne pensent pas que les choses puissent être aussi simples. Sentir en soi de multiples possibilités constitue une révélation qui marque toute la vie d’un individu. En acceptant cette prise de conscience, on effectue un virage qui permet de se tourner vers des richesses plus intérieures, ayant cependant des retombées sur la vie courante et l’entourage.

Expérimentations, car sentir des possibilités intérieures, c’est bien ; mais les réaliser, c’est mieux. Les techniques phosphéniques n’appartiennent pas au domaine de la théorie. Elles sont immédiatement applicables et permettent de se réaliser par rapport à ce que l’on cherche. Ces techniques sont suffisamment variées pour que chacun y trouve son bonheur et développe les facultés vers lesquelles il tend. C’est là l’essentiel.

PENSÉE RYTHMÉE INDUITE

La pensée rythmée induite chez autrui va provoquer un mouvement de la pensée qui ne correspondra pas nécessairement au mouvement émis. La perception de ce mouvement peut s’effectuer de différentes manières : cela peut être par des images (par exemple, image d’une descente en ski, d’une montée en ballon, vision d’un balancier de pendule, etc.) ou bien par des sensations cénesthésiques (impression d’être sur un bateau, etc.) ou encore par ces deux formes de perception simultanément. Ceci pour dire que, là encore, il n’y a pas de règle générale et que chacun perçoit les choses à sa manière et d’une façon toute personnelle.

Par contre, cette pensée rythmée induite agit en profondeur et va aider au déblocage de certaines capacités. C’est ce qui explique que des personnages possédant une très haute spiritualité puissent, par ce genre de techniques, déclencher chez d’autres des phénomènes spirituels élevés. C’est là le véritable sens de l’Initiation : déclencher des énergies qui vont permettre de réaliser et d’exprimer les facultés vers lesquelles tend l’individu. Et là non plus, il ne s’agit pas de théorie.

PRATIQUE

Ce travail peut se faire debout ou assis. S’il s’effectue assis, il est important, au début, de ne pas s’adosser afin de ne pas bloquer les sensations. On peut se placer l’un derrière l’autre, la personne émettant se plaçant derrière. On peut se mettre face à face ou encore l’un à côté de l’autre et l’on peut directement projeter le phosphène vers son ou sa partenaire. Si l’on est côte à côte, il faut miniaturiser le partenaire dans le phosphène.
La personne qui émet fait un phosphène (les deux peuvent faire un phosphène). La personne qui reçoit ferme les yeux et doit rester attentive aux sensations et aux images qui peuvent apparaître. Pour la personne qui va induire une pensée rythmée, il va s’agir d’un point lumineux que l’on appelle le point de concentration, auquel il faudra donner un mouvement rythmé. Cela peut être un mouvement horizontal, vertical, circulaire ou même une pulsation, ainsi que des variantes de ces mouvements, ce qui permet de varier les expériences.

En ce qui concerne la position physique, il y aura avantage à faire des balancements dans le sens et au rythme de la visualisation. Par la suite, avec l’habitude, il suffira de faire de tout petits balancements de la tête, de façon à faire balloter l’encéphale dans le liquide céphalo-rachidien.

Il arrive parfois que la personne, chez qui la pensée rythmée est induite, balance légèrement la tête ou le corps, sans même s’en rendre compte. On pratiquera l’émission d’une pensée rythmée le temps d’un phosphène (3 minutes) ; ensuite, demander quelles ont été les images et les sensations provoquées : c’est toujours intéressant à connaître. Puis refaire un phosphène et reprendre la visualisation d’un autre mouvement du point de concentration. Il est essentiel que le rythme du point de concentration soit régulier. Le rythme préférentiel pour le développement des facultés de perception supranormale est de deux secondes pour un balancement : une seconde pour l’aller et une seconde pour le retour. Pour une pensée rotative : une ou deux secondes par tour (revoir à ce sujet le YOGA de 2 secondes du Dr Lefebure).

APPLICATIONS

Après ces quelques expériences de base, il sera aisé de trouver une application directe de cette technique, notamment pour aider à l’ouverture de certains centres subtils.
Ainsi, de la même manière que précédemment, il s’agira de visualiser le point de concentration pulsant au niveau d’un centre subtil, ou chacra, au rythme de la seconde, du tiers de seconde ou du sixième de seconde, correspondant aux rythmes du corps humain et des éléments de la nature.
Les centres subtils intéressants se situent : au sommet du crâne, entre les deux yeux, au niveau de la gorge, au niveau du plexus solaire, au niveau du plexus cardiaque.

ATTENTION :

Nous ne disons pas que le travail va ouvrir ces centres subtils. Nous disons qu’il va aider à l’ouverture de ces centres, à condition toutefois qu’il y ait un travail personnel important et nécessaire. Cette induction de la pensée rythmée permet de donner un élan aux énergies subtiles, mais si ces énergies ne sont pas entretenues, elles cessent leur mouvement et retournent à l’état latent.
Il existe d’autres modalités d’application de cette technique, par exemple pour soulager sensiblement une personne souffrante. Cela ne fera pas disparaître la cause de la souffrance, mais cela pourra donner un regain de vitalité, ce qui est toujours utile. La visualisation consistera en un balancement du point de concentration ou en une pulsation.

Le phosphène a un certain pouvoir calorique. Si on le projette sur une plaie ou un hématome, tout en visualisant le point de concentration sous forme de pulsation, la cicatrisation sera beaucoup plus rapide. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de faire appel à un tiers, car on peut parfaitement s’appliquer cette technique sur soi. Toujours dans ce cadre, et bien que nous nous éloignons un peu de la télépathie phosphénique, pour faire disparaître une douleur légère, il suffit d’essayer de ressentir une pulsation à l’endroit douloureux.
Cela nous permet de souligner l’importance des rythmes de pulsation dans le corps humain et des énergies qu’ils génèrent.

LES EFFETS DE LA TÉLÉPATHIE PHOSPHÉNIQUE

L’induction d’une pensée rythmée chez autrui va finir par mettre le double de la personne en mouvement (sensation d’un souffle léger qui se balance), ce qui constituera une préparation au dédoublement. Cette préparation se manifestera dans les rêves par : les rêves d’envol, de saut, de chute en étant la caractéristique. Il suffira alors de pratiquer les techniques conduisant au dédoublement pour obtenir le résultat souhaité. La personne chez qui l’on induit une pensée rythmée ressentira un grand calme intérieur. L’image que l’on peut donner est la sensation d’être “bien centré”. Les sentiments sont transformés et la vie prend une autre dimension. Lorsque l’on ressent cela, on a une idée de ce que doit être la véritable purification : une purification vécue et non symbolique, transmutation et élévation des sentiments.

Les implications de la télépathie phosphénique sont en fait très profondes, car, par la pratique de certains exercices décrits par le Docteur Lefebure, notamment dans “L’INITIATION DE PIETRO”, ce qui se crée est une relation qui engage les sentiments. Cette forme de télépathie est beaucoup plus riche que le simple envoi de chiffres ou de formes. Ce qui entre en jeu est une compréhension plus complète d’un autre individu à travers les sentiments que l’on reçoit, ce qui dépasse de très loin le langage superficiel par lequel nous nous exprimons et qui, souvent, ne nous permet pas de décrire certaines sensations tant il est limité.

Les techniques phosphéniques sont progressives.
Libre à chacun de s’arrêter à l’obtention d’un phosphène. La télépathie phosphénique ne fait pas exception à la règle. Ainsi, en continuant la pratique, on glisse progressivement, et sans s’en rendre compte, de la TÉLÉPATHIE à la VOYANCE.

Tenez, un exemple :

Faites un phosphène. Dans ce phosphène, visualisez l’image miniaturisée d’un de vos proches. Observez les images qui peuvent apparaître ; observez les sensations ; observez les idées fortes qui vous viennent. Notez-les. Sur plusieurs phosphènes, refaites le même travail. Au début, certaines idées ou images peuvent être de votre cru, mais après…

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