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TECHNIQUES PHOSPHENIQUES

LES PHÈNES PHYSIOLOGIQUES

En 1959, le Docteur Francis LEFEBURE a découvert, grâce aux différentes variétés de phosphènes, qu’il pouvait accéder à différents étages de l’organisation cérébrale, et créer des liens et des échanges qui améliorent nettement le potentiel global de l’individu.

Et cela, à partir de processus physiologiques très simples.
Ces processus consistent à stimuler les différents sens, pour solliciter des réactions des rythmes profonds du cerveau et du système nerveux. Ces réactions s’expriment par les « phènes », c’est-à-dire une sorte d’écho neurologique, dont l’onde se répand dans des zones différentes du cerveau, stimulant en même temps la mémoire, la capacité d’analyse et de synthèse, la conceptualisation, la créativité, la capacité d’abstraction, et dans l’ensemble, une activité intellectuelle plus riche. D’où le développement des aspects pédagogiques de la méthode. Voici quelques exemples des diverses manières par lesquelles les phènes peuvent être individuellement stimulés et perçus.

Les phosphènes :

Les enfants les provoquent spontanément en se frottant les yeux « pour voir les étoiles, les couleurs et les formes lumineuses ». Ce sont les phosphènes par compression. Il ne faut pas en faire une technique, car il y a des manières plus douces de produire les phosphènes.
Les phosphènes sont les taches colorées qui subsistent après la courte fixation d’une source lumineuse. Nous en faisons souvent l’expérience, car les images du rêve sont constituées de phosphènes spontanés qui s’organisent en formes et couleurs, auxquels nous donnons un sens et une interprétation liés à notre environnement ainsi qu’aux situations de notre vie quotidienne.
Le Dr LEFEBURE a rationnalisé l’utilisation des phosphènes pour en faire une méthode simple d’accès et facile à mettre en place. Sa méthode, le Mixage Phosphénique en Pédagogie, repose sur l’utilisation méthodique des phosphènes obtenus après fixation d’une source lumineuse.

L’acouphène :

Il ne s’agit pas, ici, des acouphènes pathologiques, mais uniquement du phénomène naturel que chacun peut percevoir en mettant un coquillage à l’oreille, comme le font les enfants auxquels on demande « d’écouter le bruit de la mer ». Le coquillage amplifie l’acouphène physiologique, c’est-à-dire le chuintement produit par le sang qui circule dans l’oreille interne.
Le docteur LEFEBURE a montré que l’acouphène, comme le phosphène, permet d’observer et de régulariser des rythmes cérébraux profonds, et de développer des applications pédagogiques et psychologiques de grande valeur.

Le gustatophene :

Phène du sens du goût et de la mastication, la madeleine de Proust en est le meilleur exemple, avec son effet évident sur la mémoire. Le gustatophène réveille, en effet, des souvenirs profondément enfouis, accompagnés de sentiments et de sensations intenses. Les images qui rejaillissent à la conscience sont extrêmement nettes et précises. On se souvient, alors, d’objets, de personnes et de lieux que l’on avait souvent totalement oubliés.
Voilà un processus qui peut ouvrir de nouveaux horizons à nos psychologues et chercheurs.

L’olfactophène :

Phène du sens de l’odorat. L’homme a beaucoup perdu de son sens de l’odorat, ce qui explique que son phène soit un de ceux qui est le moins perçu. Il est pourtant très facile à stimuler par un parfum ou une odeur agréable. Les publicitaires et designers travaillent, par exemple, sur des ambiances avec émission d’odeurs douces pour produire détente et meilleure attention aux produits qu’ils proposent. Mais, de tout temps, les parfums et les encens ont été utilisés pour produire un état de bien-être.

Le pneumophène :

Le phène de la respiration. Plus difficile à produire que les autres phènes, il est surtout utilisé dans des disciplines qui cherchent à développer la maîtrise de l’individu sur lui-même, comme les arts martiaux, le Zen, le Yoga, etc. Le pneumophène est produit par l’entraînement à la tenue du souffle, soit après inspiration complète, soit après expiration totale. Cet entraînement ascétique n’est pas adapté à notre culture. Un travail plus souple et plus facile consiste à ralentir le plus possible l’inspir et l’expir, sans arrêter pour autant de respirer. Le pneumophène se traduit, après quelque temps d’entraînement, par une sensation de fraîcheur, soit au niveau de la gorge, du palais, ou de la cage thoracique. C’est une sensation très agréable qui produit une détente profonde, et, en même temps, un puissant dynamisme. Le pneumophène est un puissant anti-stress.

L’ostéophène :

Phène lié à la vibration de la structure osseuse et tendineuse. L’ostéophène est stimulé par les fortes vibrations rythmées. On en a tous fait l’expérience, par exemple à la suite d’un long voyage en train. Le soir, en s’endormant, on ressent à nouveau les vibrations et le rythme des roues sur la voie ; et l’on peut même retrouver les sensations de tangage sec et brusque du wagon.

Le phène du sens de l’équilibre :

Chacun a pu faire l’expérience de ce phène, à la suite d’un voyage ou d’une promenade, en bateau, cette fois. Déjà, en débarquant, une fois les pieds sur le quai, on a toujours la sensation d’être à bord. Et là encore, le soir en s’endormant, les mouvements du bateau reviennent spontanément à la conscience, mais de façon plus intense que dans un souvenir, avec la sensation très forte d’être à nouveau balloté dans le roulis et le tangage. Ce phène est très facile à produire et à observer, comme le font naturellement les enfants qui tournent un moment sur eux-mêmes, puis s’arrêtent et gardent les yeux fermés pour mieux ressentir la sensation de rotation inverse, alors que le corps ne bouge plus. On parle alors, plus précisément, de gyrophène, pour caractériser cette sensation de rotation. Les jeux de balançoire produisent également des sensations similaires et, curieusement, il semble que certains types de balancements produisent détente et bien-être, comme le balancement d’un rocking-chair, par exemple.

Le myophène :

Phène de l’activité musculaire. On le ressent facilement après une activité musculaire répétitive intense, où l’on a l’impression de continuer, par exemple, à pédaler si l’on a fait du vélo ; à piocher ou creuser, si l’on a travaillé la terre ; ou encore à frapper avec un marteau, si l’on a creusé dans des murs. Ce sont des exemples courants d’où il ressort l’importance de la notion de rythme et de répétition pour que le myophène se déclenche.

Le tactuphène :

Phène du sens du toucher. C’est par la répétition d’un frottement en mouvement ou d’un contact durable avec le corps ou une partie du corps, que l’on perçoit ce phène. Il donne la sensation de continuer à percevoir le contact et le mouvement, alors qu’il n’y a plus de stimulation physique. Par exemple, après s’être déplacé dans une lourde combinaison de plongée, ou après avoir porté une armure assez longtemps.

La perception subjective du temps :

Au contraire des autres phènes, la perception subjective du temps ne redonne pas la même sensation que dans la perception du temps physique. En effet, lorsque l’on fait un travail, par exemple, d’observation d’un ou plusieurs phènes durant trois quarts d’heure ou une heure, il est très fréquent d’avoir eu l’impression de n’y passer que vingt minutes. De même, dans la vie quotidienne, certaines heures nous paraissent courtes et d’autres très longues, selon que l’on effectue un travail ou une activité de loisir. Et pourtant, une heure, c’est toujours une heure. Mais notre organisme possède sa propre perception du temps et cette perception est élastique. Grâce à ce système phénique, nous découvrons de multiples manières de nous adresser aux couches les plus profondes de notre subconscient ; et cela de façon totalement structurante et positive. Ce sont des « outils » simples dont les effets se font rapidement sentir, et dont les applications ne peuvent qu’enrichir notre potentiel et notre expérience. De plus, il y a fort à parier que les anciens utilisaient de façon plus ou moins empirique certains de ces processus, dans le but d’améliorer les capacités individuelles physiques ou intellectuelles, comme par exemple les péripatéticiens (du grec peripatein, se promener), partisans de la doctrine d’Aristote, qui devisaient en marchant. Ou bien, les juifs Lioubavitch, qui apprennent en pratiquant des balancements. Ou même encore, les Taoïstes, qui fixaient les reflets du soleil sur un coquillage très lustré. Et l’on connaît la capacité créative et les œuvres importantes qu’ont laissées les Taoïstes.
Combien de surprises ces processus physiologiques peuvent-ils encore nous apporter ? Et notre société sera-t-elle capable de profiter enfin des travaux du Docteur LEFEBURE pour améliorer ses propres savoir-faire ?

LE SYSTEME PHENIQUE

Gustatophène

Aromatophène ou olfactophène (phène de l’odorat)

Myophène

Tactuphène (phène du sens du toucher)

Perception subjective du temps



Phosphène

Acouphène

Pneumophène

Equilibrophène, gyrophène ou statophène

Ostéophène

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