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TECHNIQUES PHOSPHENIQUES

UN PRINCIPE UNIVERSEL

Les phénomènes phosphéniques vont toujours dans le sens de l’élargissement, de l’universel.

C’est peut-être pour cela que des personnages comme AKHENATON, (AMENOPHIS IV, xive siècle avant J.-C.), et l’empereur JULIEN (331-363) ont tenté d’imposer le culte solaire à la place des religions déformées ou étêtées de leur vrai sens par des prêtres avides de pouvoir. AKHENATON s’était rendu compte des implications profondes de la religion de la ville d’HELIOPOLIS (la Ville du Soleil), dont le culte essentiel consistait à fixer le soleil en priant (la fixation dure à peine une seconde). Quant à l’empereur JULIEN, il avait été initié aux Mystères d’Eleusis qui consistaient en la fixation d’une torche, puis, la torche éteinte, à imaginer un épi de blé. Cet empereur a, entre autres choses, été l’auteur de la formule « soli invicto » (Au Soleil invaincu).

Nous pourrions citer bien d’autres exemples. Contentons-nous de rappeler que le fondement de toutes les religions est lié à la fixation d’une source lumineuse, accompagnée de prières. C’était le cas chez les MAYAS, chez les EGYPTIENS, les ARYAS, les ZOROASTRIENS, les CELTES, les ROMAINS, les GRECS, les CHINOIS, les JAPONAIS dont le culte solaire est toujours pratiqué : le SHINTOISME ; chez les POLYNESIENS, etc. …

N’oublions pas que le fondement même de toute religion est le CHAMANISME, dont la puissance essentielle est celle du feu. Et pour remonter complètement aux sources, ne nous a-t-on pas appris et répété que l’Homme n’est devenu Homme qu’à partir du moment où il a conquis le feu ? Peut-être nous rétorquera-t-on que si les Hommes ont adoré des puissances telles que le feu, la Lune, le Soleil, la foudre, les étoiles, c’est uniquement parce que ces éléments leur faisaient peur et qu’ils ne les comprenaient pas. Rien n’est plus faux ! Trop souvent, dans les différentes cultures citées plus haut, reviennent les qualités de « protecteur », d' »ami des hommes », de « dispensateur de biens terrestres », de « créateur des Arts », etc., liées à ces puissances lumineuses. Et pourquoi les nommer « puissances » si elles ne sont pas opératives ?

Il est donc temps de se rendre compte que les cultes du feu, de la Lune, du Soleil, voire des étoiles, ne sont pas à prendre en tant que symboles, mais tout bonnement tels qu’ils sont donnés : Prier en fixant une source lumineuse.

Par ce rappel historique très schématique, nous tenions à faire prendre conscience au lecteur d’une réalité qui ne reste cachée que parce qu’on ne veut la comprendre qu’en tant que symbole, et à partir d’interprétations qui n’appartiennent qu’à notre mode de pensée.

Cela étant compris, il nous sera plus facile d’expliquer les principes du PHOSPHÉNISME…

LES TECHNIQUES PHOSPHÉNIQUES

Pour obtenir un PHOSPHENE, il suffit de fixer une lampe opaline de 75 w à 2 mètres de distance, pendant 20 secondes. Après avoir éteint la lampe, l’on perçoit dans l’obscurité une tache de couleurs changeantes : c’est notre phosphène.

Le phosphène est une émanation d’énergie subtile qui va permettre au cerveau de travailler quelque peu différemment et de manière beaucoup plus efficace que d’habitude.

Cependant, faire des phosphènes seuls ne développe rien.

Pour canaliser l’énergie du phosphène, il va falloir mélanger une pensée au phosphène. Cette pensée peut être visuelle : imaginer un objet, une personne, pendant la présence du phosphène (3 minutes) ; ou bien auditive, c’est-à-dire que l’on se répétera mentalement une phrase, un mot ou un mantra. (Les Anciens utilisaient la prière). Ce travail s’appelle MIXAGE PHOSPHÉNIQUE.
Ce simple exercice pratiqué régulièrement permet déjà d’obtenir en peu de temps d’excellents résultats. Il est possible de l’employer tel quel pour étudier dans le cadre scolaire (il est donc recommandé aux enfants), car l’énergie du phosphène renforce et densifie la pensée, et par conséquent permet le développement de la mémoire d’une façon très étonnante. Pour l’application des phosphènes dans l’enseignement, voir l’ouvrage du Docteur LEFEBURE, « LE MIXAGE PHOSPHÉNIQUE EN PEDAGOGIE ».

La pédagogie est un exemple de l’utilisation des phosphènes dans la vie courante, mais il n’est pas nécessaire de faire des études pour pratiquer le MIXAGE PHOSPHÉNIQUE. Cet exercice peut être effectué par tout le monde, de l’enfant au vieillard. Les résultats sont toujours très bénéfiques. Cependant, il est possible d’aller plus loin encore, et d’obtenir des résultats plus intéressants.

Pour cela, il va suffire d’imprimer un rythme à la pensée. Un des rythmes les plus importants est le rythme de 2 secondes. Ce rythme sera facilement conservé si on utilise un métronome réglé sur 60, (1 claquement par seconde). Sur ce rythme, l’étudiant en Phosphénisme balancera la tête latéralement, sans exagération, et de manière tout à fait souple et détendue, au rythme du métronome (une seconde vers la droite, une seconde vers la gauche). Tout en se balançant, il répétera mentalement une phrase, un mot ou un mantra et, s’il en a la capacité, il imaginera un objet qui, lui aussi, se balancera latéralement : par exemple un balancier de pendule, une fleur se balançant au vent, ou tout autre objet lui venant à l’esprit.

Autre mouvement, le balancement vertical : mouvement toujours souple et sans contrainte, le menton peut venir toucher le sternum, mais il n’est pas utile d’envoyer la tête trop loin en arrière, car les artères cervicales, passant par de petits trous à travers les dernières vertèbres cervicales, seraient écrasées et l’irrigation du cerveau serait beaucoup moins bonne. Un angle de 45° par rapport à la verticale est tout à fait acceptable pour ce balancement.
L’importance des balancements est considérable pour plusieurs raisons :

1) HYGIÈNE CÉRÉBRALE

Le cerveau baigne dans un liquide nourricier appelé liquide céphalo-rachidien. Par les balancements, ce liquide peut nourrir et irriguer toutes les parties du cerveau, et donc entretenir et revivifier les différentes couches de neurones ainsi que toutes les cellules du cerveau. Ce liquide dissout les toxines.

Après que l’on a expliqué les exercices de balancement et leurs effets, bien des personnes comprennent pourquoi elles possédaient dans leur enfance une mémoire prodigieuse : elles passaient des heures à se balancer en rêvassant. Si elles ont eu la chance d’avoir des parents qui ne les en empêchaient pas, elles ont pu, par cette hygiène élémentaire, éveiller très tôt certaines capacités comme la mémoire, l’attention, la concentration, à un degré tel que, la plupart du temps, l’entourage était stupéfait.

Ces cas sont, en fait, très fréquents. En général, en grandissant, ces enfants ont perdu l’habitude de se balancer, et leur étonnante mémoire s’est quelque peu atténuée, bien qu’ils conservent tout de même certaines capacités au-dessus de la moyenne. L’entretien des capacités mentales est un exemple des effets des balancements.

2) LE RYTHME

La répétition d’une même pensée imprègne le rythme dans la pensée, c’est-à-dire que la pensée se met en mouvement. Rythme et mouvement signifient énergie.

Par ce travail, une mise en mouvement des énergies mentales s’effectue, propre à donner accès à des formes de perception très subtiles. Le sens de la phrase n’a pas d’importance.

C’est si vrai que l’on peut n’utiliser que des mantras, qui sont des « sons mentaux », (la racine du mot mantra signifie son-pensée), les résultats seront identiques, sinon plus importants. Ici, seul le rythme compte.

3) LA TRANSMISSION TÉLÉPATHIQUE DE LA PENSÉE RYTHMÉE

En effet, le phosphène associé à la pensée rythmée est extrêmement transmissible par télépathie.
Par télépathie, nous n’entendons pas lecture de pensée. Il s’agit de télépathie phosphénique, c’est-à-dire d’induction d’un rythme d’une personne à une autre. Le rythme induit chez un tiers peut mettre en mouvement certains centres spirituels donnant accès à certains phénomènes et à d’autres plans. C’est le véritable sens de l’initiation : créer des rythmes pour éveiller chez autrui des énergies subtiles. Après l’éveil de ces énergies, par télépathie phosphénique, il faudra tout de même entretenir et faire fructifier ces nouvelles capacités, sinon, si elles ne sont pas utilisées, elles risquent de retourner à l’état latent.

Chacun sait que ces facultés sont des fonctions naturelles du cerveau et devraient faire partie intégrante de la vie. Les individus sont plus ou moins sensibles à l’existence d’autres plans, pour la bonne raison qu’ils ressentent en eux un lien possible avec un monde plus élevé. Ceux qui le ressentent le plus sont les enfants et les jeunes ; et la plupart souffrent de cette coupure les amputant d’une conscience plus vaste. Dans les sociétés que l’on a trop souvent qualifiées de primitives et d’inférieures, on ne laisse pas les enfants en dehors du monde spirituel, bien au contraire.

Vers l’âge de 15 ans a lieu l’initiation qui va mettre l’enfant en contact avec le monde spirituel et ses phénomènes. Les anthropologues appellent ce moment l’âge tribal. De par la réceptivité de l’enfant, c’est la meilleure période pour recevoir l’initiation. Les enfants font très souvent des rêves d’envol. Or, ces rêves sont caractéristiques du dédoublement astral. On comprend donc qu’en recevant l’initiation l’enfant entre de plain-pied dans le monde de l’esprit, dont il était jusqu’alors très proche.

Le mot initiation vient du latin initium, signifiant commencement, début. L’initiation est donc loin de correspondre à l’idée que nous nous en faisons. Dans nos systèmes, nous nous rendons compte que la période précédant la puberté est assez difficile à vivre pour les enfants. C’est une période charnière où l’enfant se découvre, mais il se découvre au-delà de ce qu’on imagine. L’enfant ressent des possibilités, des capacités que les adultes qui l’entourent l’empêchent d’exprimer. Il est ainsi coupé d’un monde dont la présence est pour lui une évidence. Le jeune cherchera donc un palliatif à cette castration spirituelle, et dans l’espoir de retrouver son monde, il se tournera souvent vers un moyen que dispense la société : la drogue.

Certaines sensations obtenues par la drogue sont les mêmes que celles que l’on peut vivre dans des expériences de développement spirituel, à cette différence près que l’expérience spirituelle épanouit l’individu, tandis que la drogue le détruit sans qu’il s’en rende réellement compte, pris qu’il est dans le piège du monde illusoire que crée la drogue. Il est certain que si l’on apportait, à cet âge, une réelle connaissance, l’enfant se développerait de façon plus harmonieuse et ferait face à la vie en découvrant des valeurs solides, plutôt que de la fuir et de se détruire, comme le font beaucoup de jeunes, d’ailleurs très souvent délaissés par des parents démissionnaires et ignorants de la nature réelle du monde.

Ces rêves d’envol, de chute, de sauts, sont, nous l’avons dit, caractéristiques du dédoublement astral. Tout le monde a fait, à un moment de sa vie, ces rêves d’envol ; par conséquent, tout le monde a fait du dédoublement astral. Evidemment, cette notion de dédoublement astral a été tellement galvaudée qu’elle finit par faire peur alors que les gens ignorent ce qu’est le véritable dédoublement astral.

Il ne suffit pas de lire pour connaître ce phénomène. Malheureusement, la plupart du temps, les auteurs qui traitent du dédoublement astral n’ont aucune idée de ce que c’est : ou bien ils reprennent ce qui a déjà été écrit par d’autres et ils n’ont pas de connaissances expérimentales (telles certaines écoles qui donnent des conférences à propos de divers phénomènes.

Cependant, si vous demandez à leurs représentants s’ils ont expérimenté les phénomènes en question, ils répondent « qu’on n’est pas suffisamment évolué pour avoir accès aux mondes supérieurs » – Nous n’en doutons pas pour eux ! – Ils parlent donc de ce qu’ils ne connaissent pas …).
Ou bien ces auteurs prennent leurs rêves pour la réalité, ce qui n’est pas peu dire, car ce qu’ils font alors n’est que du rêve éveillé, c’est-à-dire qu’ils sont conscients dans le rêve. Mais être conscient dans le rêve, ce n’est pas faire du voyage astral.

Ce phénomène de conscience dans le rêve a lieu dans le bas-astral : les couleurs sont riches, denses, et l’on a souvent l’impression de baigner dans ces couleurs. Une des particularités du bas-astral est que l’on peut créer l’image que l’on veut : si l’on souhaite marcher sur une plage, il suffit d’y penser pour se retrouver sur la plage. Si l’on veut faire du vélo, la référence à cette action suffit pour que l’image soit créée. Le bas-astral est donc un plan sur lequel nous avons la possibilité de créer nos propres images et, en définitive, nos propres rêves. Il arrive d’ailleurs que l’on change volontairement le rêve que l’on est en train de faire, lorsqu’il ne nous convient pas.

Pour en revenir à nos auteurs, beaucoup ne vont pas plus haut que le bas-astral ; par conséquent, ce qu’ils perçoivent est le fruit de leurs propres émanations.
Si dans leurs livres ils expliquent que dans « l’Astral » se trouvent des entités monstrueuses, des diables, dragons et autres horreurs qu’il faut combattre, ils ne font que révéler à tout le monde le peu de qualité de leurs pensées. En général, ces auteurs commettent l’erreur la plus grave lorsqu’ils prétendent que l’Astral c’est « ça » ; et d’affirmer que les personnes qui pratiqueront le dédoublement astral rencontreront ça !

Insistons fermement : le rêve éveillé s’effectue dans le bas-astral et l’on y perçoit le fruit de ses propres émanations. Il n’y a pas lieu de généraliser les phénomènes perçus, pour la bonne raison qu’ils sont complètement individuels.

Un des avantages des techniques phosphéniques est la purification qu’elles exercent sur les sentiments et les pensées. Cette purification est réelle, ce qui fait que dans les expériences, il n’y a aucun risque de rencontrer des désagréments. L’individu tout entier se tourne vers des pensées, des idées plus élevées. Il aspire à réaliser sa personnalité, à s’épanouir, à se défaire de toute dépendance.

Etre indépendant dans sa recherche intérieure, dans son développement et épanouissement personnel, voilà une idée à laquelle nous ne sommes pas habitués. Jusqu’à présent, les facultés supranormales, les puissantes possibilités de l’esprit, nous paraissaient inaccessibles, ou bien accessibles à travers un enseignement ardu qui devait durer toute une vie ; et encore, à condition qu’un MAITRE, un GURU ou un INITIE veuille bien nous faire l’insigne honneur de nous accepter comme serviteur ; tout cela sur fond de mysticisme, de culture asiatique et hindoue …

Bref, jusqu’à présent nous nous imaginions que l’approche de la spiritualité, l’éveil de nos facultés latentes, n’étaient possibles qu’à travers d’autres langues, quitte à renier notre propre culture et à déformer celles qui ont fleuri aux antipodes, le tout au nom de la sacro-sainte TRADITION.

Là encore, que n’a-t-on pas dit à propos de la TRADITION ? En fait, il a tant été dit sur ce sujet, tant été écrit, que c’est devenu quelque chose de nébuleux et d’indiscernable ; contenant tout et étant contenu par tout.

La TRADITION est à présent un argument, un prétexte permettant tous les abus et tous les égarements, pour quiconque veut dispenser « son enseignement », portant souvent une signature trop humaine et trop intéressée, quel que soit le domaine ou la discipline.

Sous le couvert de la TRADITION, l’Occident voit fleurir des « enseignements » venus d’Asie ou des Indes, et de déformation en déformation, on se surprend à vouloir manger à l’indienne, à saluer à la japonaise, quand ce n’est pas à émettre des borborygmes destinés à entretenir une certaine ambiance réputée traditionnelle ; ou encore à être impressionné par un visage figé qui respire tout, sauf la Sagesse et la Sérénité ; à être terrorisé par d’inaccessibles initiés ; et, pour finir, à faire dans le meilleur des cas des mièvreries et à jouer les esclaves par respect pour la TRADITION.

Etymologiquement, TRADITION signifie transmission. De toute évidence, tradition n’est pas folklore. Evoquons aussi les références aux textes anciens, auxquels on fait dire des choses que les auteurs n’imaginaient certainement pas. Les interprétations académiques de modes de pensée tellement différents du nôtre que l’on devrait pratiquement s’interdire toute traduction (sauf à titre de curiosité), de crainte de perdre la substance des textes. Ces derniers ne devraient être lus que dans la langue où ils ont été écrits, car, la transcription des textes anciens ayant été laissée à des littéraires sans aucune connaissance initiatique, l’Humanité a malheureusement beaucoup perdu. A l’autre bout de la lorgnette, certaines branches de la théosophie ont fait beaucoup de mal à l’évolution de l’Humanité, du fait de leur ignorance d’une connaissance profonde.

On peut être curieux, et c’est plutôt bon signe ; mais, dans ce cas, il faut être curieux jusqu’au bout, et ne pas s’arrêter aux brassages d’idées, ni aux belles paroles entendues. Il est possible d’aller plus loin en s’impliquant dans l’expérience. C’est là une démarche totalement scientifique (la science ne se limite pas aux mathématiques). L’observateur ne peut pas comprendre les phénomènes tant qu’il ne les vit pas. De plus, l’argument scientifique ne peut pas poser de limite à ce qui n’en a pas.

Définir des frontières, des limites, à la science, est une insondable aberration. Par définition, la science n’a pas de limites ni de frontières.

La science n’existe que parce que les Hommes découvrent leur propre monde. Ce sont les Humains qui découvrent ; la « Science » ne découvre rien. Ce sont les Hommes qui font la science. En soi, « La Science » n’existe pas, et les humains se contentent de penser différemment avec le temps. L’expérience vécue peut seule permettre à l’individu de comprendre au-delà des apparences, au-delà des formes. Cette expérience vécue peut également faire percevoir des concepts, des notions que le raisonnement est incapable d’assimiler (a fortiori l’Académisme). C’est dire les possibilités qui s’offrent à nous : des moyens d’investigations et de recherches directes, accessibles à tous.

En nous efforçant de développer le PHOSPHÉNISME, et en le mettant à la portée des jeunes auxquels il peut apporter un précieux appui, nous pensons faire germer parmi les nouvelles générations une compréhension nouvelle, un jugement différent sur leurs aînés, et surtout leur ouvrir de nouveaux horizons.

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